Les musulmans pointent du doigt les divisions entre les différentes dénominations chrétiennes. « Les Chrétiens sont incapables de s’entendre sur ce que dit la Bible. Voyez, les catholiques ont plus de livres dans leurs versions que les protestants, et pire, il y a d’innombrables traductions protestantes. Les dénominations divergent de point de vue sur des sujets de rites. Il y a d’énormes divergences théologiques entre les modernistes, les conservateurs, les néo-orthodoxes et les fondamentalistes. Toutes ces divisions ne sont-elles pas une preuve tangible de leur faiblesse et de leur corruption ? Par contre, les musulmans sont unis sous la coupole d’une seule confession de foi (la Shahada) au moyen des cinq piliers. »  ajoutent-ils.

Réponse:C’est vrai que le Christianisme est divisé en plusieurs dénominations. C’est vrai aussi que bon nombre de chrétiens luttent pour que ces barrières tombent, mais quant à penser que les musulmans sont plus unis que les chrétiens, c’est tout simplement leur faire un procès d’intention.

Pour preuves, il y a plus 150 branches ou groupes dans l’Islam, dont les deux principaux sont les Sunnites et les Chiites, qui ont à leur tour une grande quantité de subdivisions. Certains musulmans des deux sensibilités se retrouvent dans une troisième appelée : l’islam Soufi (mystique). Ces trois groupes se partagent le monde musulman et le dissèquent en différentes structures d’autorités qui chacune de son côté s’oppose aux autres au même titre que les désaccords constatés entre Catholiques Romains, orthodoxes de l’Orient et protestants. La division est si réelle que certains musulmans chiites ou « Chi’â » ne considèrent même pas les Sunnites comme des musulmans, et certains Sunnites disent que les Chiites n’ont rien à voir avec l’islam.

En 2016 les autorités saoudiennes ont intérdit aux iraniens, musulmans chiites, de faire leur pèlerinage .
« Cruels », « Incrédules » « Blasphémateurs », « Meurtriers » et « sataniques » furent quelques-unes des épithètes que le chef suprême iranien, l’Ayatollah Khomeiny dirigea envers la famille royale saoudienne, dans une rhétorique féroce que Téhéran réserve habituellement à ses ennemis. Plus important encore, l’ayatollah a appelé le monde islamique à revoir la façon dont la Mecque et le Haj sont gérés, signifiant que ces derniers s doivent être pris hors du contrôle saoudien.

La plus haute autorité spirituelle en Arabie Saoudite a choisi de sanctionner plus lourdement dans un discours enflammé qualifiant les Iraniens de « non — musulmans ». Le grand mufti Cheikh Abdel Aziz Al Cheikh, a déclaré : « On ne doit pas s’étonner des remarques de l’ayatollah ; après tout, les Iraniens ne sont pas vraiment des musulmans ». Tel est le schisme entre les sunnites et les chiites que le Haj est censé transcender !

Ainsi, au lieu de la Mecque, au cours du Haj, de nombreux Iraniens ont choisi de voyager, cette année, pour faire leur pèlerinage à Karbala, en Irak, l’un des sites les plus sacrés de l’islam chiite. Pendant ce temps, les Saoudiens ont lancé une chaîne de télévision diffusant en farsi (langue des Iraniens) et en direct les rituels du Haj pour montrer aux Iraniens ce qu’ils rataient !

Les musulmans ne font que pointer du doigt certains « groupes marginaux » qui bien sûr divergent d’avec la majeure partie de ceux qui croient en Jésus-Christ, qui les rejette d’ailleurs. Comparer des sectes quasi-chrétiennes telles que les Témoins de Jéhovah et les Mormons au vrai christianisme revient à mettre tout l’islam dans le même sac que la théologie des Ahmaddiyyas. Le mouvement « Ahmadiyya », également connu sous le nom de « Qadianisme » a été fondé en 1889 par Mirza Ghulam Ahmad Qadiani (nom de son village natal) au Pakistan, et est devenu par la suite une voix qui compte dans l’Islam dans de nombreux pays. Pourtant, de nombreux musulmans n’y voient qu’une secte hérétique dont l’enseignement n’a rien à voir avec le vrai islam. Ghulam Ahmad prétend avoir reçu une révélation directe de Dieu l’intimant à rassembler le monde autour de sa personne pour accomplir les prophéties majeures contenues dans les textes sacrés de l’islam et autres au sujet d’un réformateur mondial. C’est ainsi qu’il annonça aux chrétiens dans l’attente de la seconde venue de Jésus, aux musulmans dans l’attente du Mahdi, aux Hindous dans l’attente du Krishna et aux Bouddhistes dans l’attente de Bouddha, qu’il était pour eux tous le Messie promis, envoyer pour revivifier la vraie foi et conduire le combat spirituel contre le mal.

Bien que les Chiites, les Sunnites et les Soufis nient toute association avec la secte Ahmadiyya, ils continuent d’accuser le christianisme de diversité hérétique. Les croyances fondamentales que sont la Trinité, la divinité de Christ et la résurrection corporelle de Christ d’entre les morts sont des points de la foi non négociables avec qui que ce soit, qu’il soit catholique, orthodoxe ou protestant. Sur ce plan, le vrai christianisme est plus que jamais uni.