« Comment vous, les chrétiens, pouvez-vous croire en un dieu humain qui mange, boit et dort ? Vous devriez avoir honte. »

Malheureusement, c’est le message que véhiculent les mosquées et les médias à longueur de journée. Ils font croire aux musulmans que les chrétiens adorent un dieu humain, donc faible et faillible. Il s’en suit que certains d’entre eux tournent les chrétiens en dérision et refusent d’aborder le sujet. D’autres, en revanche, s’interrogent et acceptent volontiers de discuter des questions spirituelles avec une plus grande ouverture d’esprit. Si tel est ton cas, ce bref entretien t’est destiné. Je t’encourage à le lire en entier avant de tirer ta propre conclusion.

1- D’où les chrétiens sortent-ils cette expression « Jésus, Fils de Dieu » ?

Le fait que Jésus soit appelé « Fils de Dieu » n’est pas le fruit du hasard ou d’une invention humaine. Cette affirmation  émane directement de la Parole de Dieu. Tu seras peut-être surpris de l’apprendre, mais l’idée selon laquelle Jésus serait le fils biologique de Dieu est choquante pour les chrétiens. Le terme « Fils de Dieu » ne suppose en aucun cas que Jésus aurait été conçu à la suite d’une relation physique entre Dieu et Marie. Il n’y a rien de plus faux ! Sache que pour les chrétiens aussi, une telle pensée est répugnante et blasphématoire. La Bible affirme que Jésus a été conçu par la seule vertu de la puissance de Dieu, et non par une quelconque intervention humaine ou physique. Quand l’ange Gabriel apparaît à Marie, il lui dit : « Voici que tu seras enceinte. Tu mettras au monde un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut (Dieu) » (Luc 1:31-32). Trente ans après sa naissance, durant son ministère terrestre, Jésus dit à un homme : « Crois-tu au Fils de Dieu ? » L’homme répond : « Qui est-il afin que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu l’as vu, et celui qui te parle, c’est lui » (Jean 9:35-37).

2- Que veut réellement dire cette expression « Fils de Dieu » ?

Une conception erronée semble circuler au sujet de la nature de la filiation de Jésus. Ce malentendu procède de la confusion entre les deux sens pourtant bien distincts du mot « fils ». En arabe, le mot walad sous-entend qu’un fils est né à la suite d’une union conjugale. Il va de soi que si on applique ce terme à la conception et à la naissance de Jésus, il en donnera une image fausse et tout à fait éloignée de la vérité. Soyons clairs : le Dieu souverain ne peut en aucun cas s’unir avec un être humain dans une relation charnelle.

Mais il existe un autre mot en arabe pour désigner la notion de filiation : « ibn ». C’est le mot qu’emploie la version arabe de la Bible pour qualifier le lien entre Jésus et Dieu. L’expression « Ibnu-Rab » (Fils de Dieu), loin de suggérer un lien physique quelconque, fait plutôt allusion à des liens spirituels très forts et souligne la ressemblance et l’union parfaite.

Pensons un instant à l’usage que nous faisons du mot « fils » (ابن). Un jour, j’ai demandé à un ami quel était son pays d’origine. Il m’a répondu : « Je suis un fils du Maroc. » Voulait-il me dire que le Maroc s’est marié à une femme pour enfanter ? Absolument pas ! Il voulait tout simplement me faire savoir qu’il était Marocain de la tête aux pieds et qu’il en portait tous les traits caractéristiques. De même, lorsque la Bible affirme que Jésus est le Fils de Dieu, cela veut dire qu’il possède toutes les caractéristiques de Dieu. Ceux qui lisent et parlent arabe peuvent facilement comprendre cette notion : فلان عربي ابن عرب (« cet homme est un Arabe né d’Arabe »). On parle ainsi pour mettre l’accent sur l’origine arabe d’un individu, pour souligner qu’il est vraiment un Arabe. Donc, quand la Bible dit que Jésus est le Fils de Dieu, elle veut tout simplement dire qu’il est vraiment Dieu. Nous disons aussi, toujours en arabe : فلان ابن عشر سنوات (littéralement : « cet enfant est le fils de 10 ans ») pour dire qu’il est âgé de 10 ans (ou égal à 10 ans). De la même façon, l’expression Fils de Dieu appliquée à Jésus signifie qu’il est égal à Dieu en nature et en essence.

Tu vois, quand les chrétiens disent que Jésus est le Fils de Dieu, il ne faut surtout pas le comprendre dans un sens génétique et naturel. Cela ne veut pas dire que Dieu s’est marié à Marie pour donner naissance à Jésus. Dire ou même penser une telle chose est un blasphème. Le sens est beaucoup plus profond que tu ne le penses. Les prophètes Abraham, Isaac, Moïse, David et Ésaïe ont, quant à eux, bien compris le vrai sens de l’expression « Fils de Dieu ».

Qu’ont dit les prophètes de l’Ancien Testament au sujet de la venue de Jésus-Christ ?

Sept cents ans avant la naissance de Jésus-Christ, le prophète Ésaïe l’annonce en ces termes : « En effet, un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9:5). Ésaïe dit qu’un enfant nous est né, affirmant ainsi l’humanité de Jésus, mais il écrit aussi qu’un fils nous est donné. Jésus est né d’une femme (il est né pour nous), mais sa naissance est d’origine divine (il nous a été donné).

Le prophète Ésaïe poursuit en déclarant que ce Fils à venir sera appelé :

Admirable (Merveilleux) : Ce mot est généralement utilisé en hébreu pour parler de l’œuvre miraculeuse de Dieu. Un miracle est un acte qui dépasse ce que l’homme peut expliquer et comprendre. En d’autres termes, c’est un acte qu’on ne peut attribuer qu’à Dieu.

Conseiller : Ce titre suggère que toutes ses instructions sont merveilleuses, ses avis extraordinaires, ses recommandations infaillibles, et ses conseils prodigieux. Il est le seul digne d’être écouté. Jésus est la sagesse infinie et parfaite de Dieu. Le Fils promis réalisera des actions qui relèvent exclusivement du domaine de la puissance divine. Et au cas où nous aurions toujours des doutes, Ésaïe renchérit avec un témoignage que Dieu lui-même rend au sujet de Christ : « Cela aussi vient de l’Éternel des armées ; admirable est son conseil, et grande est sa sagesse » (Ésaïe 28:29, NEG).

Dieu puissant : Ce titre évoque la divinité et l’autorité de l’enfant à naître. C’est à son sujet que l’apôtre Jean dira 780 ans plus tard : « Au commencement, la Parole (Jésus) existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu… Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (Jean 1:1,14).

Père éternel : Littéralement, l’expression veut dire : « Père de l’éternité ». Le règne du Messie promis n’aura pas de fin, et son autorité sera comme celle d’un père. En Jésus, nous avons la réalité d’un amour qui ne nous abandonne pas.

Prince de Paix : Jésus seul donne la paix, il en est le détenteur exclusif. Il a dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde donne… » (Injil, Jean 14:27). La paix qu’il donne réconcilie l’homme avec Dieu. Il donne cette paix aux hommes et aux femmes qui placent leur foi en lui. Dans ce monde, beaucoup cherchent à faire la paix, mais c’est peine perdue, car la paix a déjà été faite. Dieu n’a pas remis la clé de cette paix aux hommes. Il a fait la paix lui-même, et tout ce que nous avons à faire, c’est d’y entrer et de la recevoir.

Ainsi, longtemps avant que le petit enfant Jésus ne pousse son premier cri dans une mangeoire à Bethléem, le prophète avait prédit qu’il serait unique. Un enfant né d’une femme, humain, oui ; et en même temps, Dieu. Interrogez n’importe quel Juif d’avant la naissance de Christ au sujet de celui qui serait appelé « Fils de Dieu ». Il vous répondra sans hésiter : « Seul un être divin, qui soit égal à Dieu et qui n’est autre que Dieu, pourrait porter ce titre. » Ce n’est pas pour rien que lorsque Jésus a déclaré publiquement qu’il était le Fils de Dieu, les Juifs l’ont accusé de blasphème et ont demandé sa crucifixion.

3- Mais Jésus ne s’est jamais attribué le titre de Fils de Dieu dans la Bible…  

Beaucoup d’amis musulmans me disent cela, mais ce n’est pas vrai. À plusieurs reprises, Jésus a affirmé qu’il est le Fils (unique) de Dieu. Un jour, il demande à ses disciples : « Et d’après vous, qui suis-je ? » Simon Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Jésus, reprenant la parole, lui dit : « Tu es heureux, Simon… car ce n’est pas une pensée humaine qui t’a révélé cela, mais c’est mon Père céleste » (Matthieu 16:15-17). À son arrestation, ses détracteurs religieux lui demandent : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » À cela, Jésus répond : « Vous le dites, je le suis » (Luc 22:70). Ils l’accusent aussitôt de blasphème et exigent sa crucifixion.

Dans d’autres passages, Jésus s’est adressé à Dieu en l’appelant « mon Père » (Abba), ce qui prouve qu’il était bel et bien le Fils (unique) de Dieu. Il a dit : « … c’est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel… Tous ceux que le Père me donne viendront à moi et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi… En effet, la volonté de mon Père, c’est que toute personne qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et moi, je la ressusciterai le dernier jour » (Jean 6:32, 37, 40). Ailleurs, Jésus dit à ses disciples : « Celui qui m’a vu a vu le Père… Croyez-moi : je suis dans le Père et le Père est en moi » (Jean 14:9-11).

Un jour, les Juifs l’interpellent et lui demandent : « Si tu es le Messie, dis-le nous franchement ».  Jésus leur répond : « Je vous l’ai dit et vous ne croyez pas… Le Père et moi, nous sommes un. » Alors les Juifs ont pris des pierres pour le lapider. Mais Jésus leur dit : « Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui viennent de mon Père. À cause de laquelle me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répondent : « Ce n’est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, parce que toi, qui es un être humain, tu te fais Dieu. » Jésus leur répond : « N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : “Vous êtes des dieux” ? S’il est vrai qu’elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée et si l’Écriture ne peut pas être annulée, comment pouvez-vous dire à celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde : “Tu blasphèmes”, et cela parce que j’ai affirmé : “Je suis le Fils de Dieu” ? » (Jean 10:22-36).

4- Qui est donc ce Jésus ? Un prophète ou plus qu’un prophète ?

Si Jésus te posait la question aujourd’hui : « Qui dis-tu que je suis ? », quelle serait ta réponse ? Peut-être lui répondras-tu qu’il est un grand maître, un grand prophète. Jésus a posé la même question à ses disciples : « Qui suis-je, d’après les hommes, moi le Fils de l’homme ? » (Matthieu 16:13). Les disciples répondent : « Les uns disent que tu es Jean Baptiste ; les autres, Élie ; les autres, Jérémie ou l’un des prophètes » (Matthieu 16:14). Aujourd’hui comme à l’époque, il y a ceux qui ne voient en Jésus qu’un simple enseignant ou prophète. De nouveau, Jésus demande à ses disciples : « Et d’après vous, qui suis-je ? » (Matthieu 16:15). À cela, l’apôtre Pierre répond : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16:16). Dans les faits, c’est comme si Pierre disait : « C’est vrai que les gens disent que tu es un prophète, mais pour moi, tu es bien plus qu’un prophète. Tu es le Fils de Dieu ! » La réponse de Jésus à Pierre est de la plus grande importance : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas une pensée humaine qui t’a révélé cela, mais c’est mon Père céleste » (Matthieu 16:17).

Jésus était-il un prophète ? Certainement. N’était-il qu’un simple un prophète ? Non. Pierre confesse ici qu’il est plus qu’un prophète. La Bible fourmille de preuves que Jésus est à la fois homme et Dieu. Toute sa vie durant, il l’a prouvé en manifestant des attributs éternels et des caractéristiques exclusives à Dieu. Lui seul nous révèle la vraie nature de Dieu. Il a dit et fait ce que seul Dieu peut dire et faire. Il possède des noms divins. Il peut pardonner les péchés et transformer des vies. Il est Un avec Dieu dans une unité parfaite. Il peut tout faire, il sait toutes choses, il est juste et droit. Il est le seul à être et à avoir vécu sans péché. Le Coran témoigne de sa nature sans péché (sourate 19). Rappelez-vous des nombreux miracles qu’il a accomplis : il a ressuscité des morts, il a guéri des paralytiques, des aveugles, des muets et purifié des lépreux. Il a chassé des démons, apaisé la tempête, nourri des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons. À la fin, pendant que ses disciples le regardaient, il a été enlevé au ciel du milieu d’eux. Il n’a jamais reproché à ceux qui l’adoraient de le faire, acceptant leur adoration comme quelque chose de tout à fait normal. N’avons-nous pas là des preuves indéniables de sa divinité ?

Feu C. S. Lewis, illustre professeur des universités anglaises d’Oxford et de Cambridge, était agnostique, et il a nié la divinité de Christ pendant plusieurs années. Mais, après avoir examiné toutes les preuves irréfutables de la divinité de Christ, il s’est soumis à Jésus par honnêteté intellectuelle et l’a accepté comme son Dieu et son Sauveur. Nous lui devons cette observation : « Vous devez choisir. Soit cet homme était et est le Fils de Dieu, soit il s’agit d’un insensé ou de quelque chose de pire. Vous pouvez le considérer comme un idiot, vous pouvez lui cracher dessus et le tuer comme un démon ; ou alors, vous pouvez vous jeter à ses pieds et l’appeler Seigneur et Dieu. Mais il serait absurde de le traiter avec condescendance, en disant qu’il fut un grand maître pour les hommes. Il ne nous a pas donné ce choix. Ce n’était pas son intention. »

5- Mais pourquoi Dieu est-il venu dans le monde sous forme humaine ?

Pourquoi Dieu est-il devenu un homme ? À quoi bon ? C’est une question importante et tout à fait légitime. La réponse est au cœur de la foi chrétienne et pour la connaître, il faut retourner à la création originelle, au commencement de toutes choses. Il est indispensable de bien saisir le sens profond de ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden.

Dieu avait prévenu Adam et Ève que le jour où ils pécheraient, ils mourraient certainement. Eh bien ! Ils n’ont fait aucun cas du commandement de Dieu. Ils ont péché, non par erreur, mais par un acte délibéré. Leurs corps ont effectivement été ensevelis plus tard, mais d’une certaine manière, Adam et Ève sont morts le jour où ils se sont révoltés contre Dieu. Oui, ils sont morts spirituellement. Avant cela, ils avaient marché dans une parfaite communion d’amour avec Dieu, mais une fois qu’ils ont péché, le péché est devenu un mur de séparation entre eux et Dieu, leur Créateur. Un gouffre profond les a séparés de Dieu. C’est ce que nous appelons la mort spirituelle. C’est parce qu’Adam était déjà mort spirituellement qu’il est aussi mort physiquement quelques siècles plus tard. En conséquence de ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden, nous venons au monde pécheurs, séparés de Dieu et enclins au mal par nature. Dieu est saint, nous sommes pécheurs et donc éloignés de lui. « … mais ce sont vos fautes qui ont fait séparation entre vous et votre Dieu, ce sont vos péchés qui vous l’ont caché et l’ont empêché de vous écouter » (Ésaïe 59:2). Par nature, et à cause de notre désobéissance, nous sommes donc séparés de Dieu. Même le prophète David a fait cette confession : « Oui, depuis ma naissance, je suis coupable ; quand ma mère m’a conçu, j’étais déjà marqué par le péché » (Zabour, Psaume 51:7). De même, l’apôtre Paul dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Injil, Romains 3:23). Tous les hommes sont pécheurs dans leur cœur, et même s’il arrive qu’une personne manifeste une piété extérieure par ses actes, elle n’échappe pas aux péchés qu’elle commet pour des mobiles inavoués, en paroles ou en pensées.

Le prophète Ésaïe a posé un jour la question suivante : « Comment pouvons-nous être sauvés ? » Car il a fait le constat suivant : « Nous sommes tous devenus comme des objets impurs et toute notre justice est pareille à un habit taché de sang, nous sommes tous aussi fanés qu’une feuille et nos fautes nous emportent comme le vent » (Ésaïe 64:5).

Quelle solution alors ? Existe t-il une porte de sortie ? Beaucoup essaient de combler le vide par leurs propres efforts. Certains pensent pouvoir regagner la faveur divine au moyen de la religion, en étant de bonnes personnes. Ils espèrent que leurs bonnes œuvres équilibreront la balance de leurs péchés et leur permettront d’entrer au paradis. Mais tout cela n’est que vanité, car personne n’est parfait. Ce n’est pas que leur contribution ait « presque mais pas encore » atteint Dieu, non ; la réalité, c’est qu’ils ont lamentablement échoué à satisfaire les exigences de Dieu, car nous n’y parviendrons jamais par nos propres efforts. Quelle que soit notre apparence de justice, nous sommes tous condamnés par la Parole de Dieu qui dit dans l’Injil : « La personne qui obéit à toute la loi mais qui pèche contre un seul commandement est en faute vis-à-vis de l’ensemble » (Jacques 2:10). Nos péchés ne nous seront jamais pardonnés si nous comptons sur notre propre justice. L’abîme qui nous sépare de Dieu est abyssal et il demeure intact.

La question reste posée : quelle est la solution ?

Un après-midi, j’étais tranquillement assis lorsqu’une horde de fourmis montant et descendant le long d’un mur a attiré mon attention. Elles essayaient de transporter un grain de blé jusqu’en haut du mur, sans succès. Le grain de blé était trop lourd et la pression de la pesanteur trop élevée. Je ressentais de la peine pour elles et me demandais comment donner un coup de main à ces pauvres fourmis. Si j’avançais ma main pour me saisir du grain, je risquais d’en écraser quelques unes ou de les terrifier par ma présence gênante, au point où elles s’enfuiraient toutes. Je me suis alors dit que la meilleure manière de les aider serait de devenir une fourmi comme elles, tout en gardant ma force physique d’homme. Ainsi, je pourrais les aider sans les effrayer.

Nous sommes un peu comme ces fourmis. Nous ne pourrons jamais atteindre Dieu par nos propres efforts ou par nos bonnes œuvres. La pesanteur de nos péchés est trop grande, plus forte que nos efforts, le péché pèse lourdement sur nos épaules. Dieu a cependant eu pitié de nous, il est venu dans un corps humain, comme le nôtre, afin de nous affranchir de la tyrannie du péché. Il est venu comme un homme mais a vécu sans péché, c’est ce qui nous différencie de lui. Nous sommes tous des pécheurs, tandis que lui est sans péché. Qui est en mesure de rétablir la communion rompue entre Dieu et l’homme ? Assurément, le seul qui puisse combler ce vide n’est autre que celui qui est à la fois Dieu et homme, à savoir Jésus-Christ.

Dieu a ainsi pourvu au moyen qui permet au pécheur de revenir à lui : « Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés. Lui le juste, il a souffert pour des injustes afin de vous conduire à Dieu » (1 Pierre 3:18). En mourant sur la croix, Jésus est mort en tant que substitut parfait à notre place. Il a pris dans son corps le châtiment que méritent nos péchés. Il nous a fait regagner la faveur de Dieu en brisant le mur qui nous séparait de lui. Mais est-il possible qu’un seul homme devienne le substitut de tant d’autres ? Puisque Jésus est aussi le Fils de Dieu, son sacrifice est largement suffisant pour couvrir les péchés de tous ceux qui placent leur foi en lui. Pécher contre le Dieu infini équivaut à pécher à l’infini contre ce même Dieu, et cela mérite une punition éternelle. Laissés à nous-mêmes, nous serons perdus pour toujours. Jésus seul, le Fils éternel de Dieu, peut parfaitement se charger de cette condamnation éternelle à notre place.

La religion peut-elle me sauver et restaurer ma communion avec Dieu ?

Absolument pas ! Supposons qu’un jour, tu décides d’aller à la piscine. Tu te jettes à l’eau, et là, bonjour les dégâts ! Tu es sur le point de te noyer, et tu ne peux rien faire pour te sortir d’affaire, car tu ne sais pas nager. Désespéré et impuissant face à la situation, tu cries à plein gosier : « Au secours ! Au secours ! » Quelqu’un t’entend et te donne ce conseil : « Tiens bon, arc-boute-toi et cherche à t’en sortir. Allez vas-y mon pote, tu peux le faire ! » Rien de plus étrange à dire à quelqu’un qui se noie. Une deuxième personne arrive et plonge dans les eaux à ta rescousse. Elle nage dans ta direction, mais au lieu de te sortir de l’eau, elle te dit : « Regarde comment je fais, et fais de même. Fais comme moi et tu t’en sortiras. » Ridicule, n’est-ce pas. Ce n’est pas le moment pour toi de prendre des cours de natation. Un homme sur le point de se noyer est absolument incapable d’apprendre quoi que ce soit. Puis arrive une troisième personne. Celle-ci plonge à son tour et te sort cette fois de la piscine. Tu peux toujours lui résister et te débattre, mais émue de compassion, cette personne est décidée à te sauver de la mort. Pour laquelle de ces trois personnes éprouveras-tu le plus de reconnaissance ? La troisième certainement.

La religion est représentée par les deux premières personnes. Par nature, nous nous noyons dans nos péchés. Nous sommes dans de sales draps à cause de notre séparation d’avec Dieu. La religion nous dit : « Sauve-toi toi-même. Fais ceci et cela. Ne fais pas ceci et cela et tu seras sauvé. » Certains gourous religieux sont pris en exemple, et on exige de leurs adeptes qu’ils imitent leur style de vie pour être sauvés. C’est comme la deuxième personne qui a plongé dans l’eau.

La religion ne peut donc pas nous sauver. Nous sommes désespérés. La Bible dit que nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes. C’est pourquoi nous avons besoin que quelqu’un plonge dans les eaux profondes et troubles de notre vie, qu’il se saisisse de nous afin de nous sauver de nos péchés. C’est exactement ce que Dieu a fait. Dieu nous dit : « Je connais ta situation, je sais que tu es séparé de moi, dans une situation sans issue, et que tu ne peux pas t’en sortir. Je sais aussi que te donner des lois, des ordres et des commandements ne peut pas te sauver, car tu ne peux et tu ne veux pas y obéir. Tu es incapable de les accomplir. Mais voici que je viens à toi pour t’extirper de la tyrannie du péché. » Dieu est ainsi venu dans ce monde en la personne de Jésus-Christ. Celui qui se laisse sauver par Jésus (en croyant en sa mort et sa résurrection et en déclarant de sa bouche que c’est vrai) reçoit le pardon de ses péchés et Dieu lui accorde la grâce et l’assurance d’une place au ciel.

6- Où la Bible dit-elle que Jésus est Dieu dans un corps humain ?

Jésus est un homme (en chair et en os), mais il est en même temps différent de tous les hommes, car il est Dieu manifesté en chair. De nombreux versets de la Parole de Dieu le confirment. Par exemple, l’apôtre Paul écrit dans sa première lettre à Timothée : « Et tous le reconnaissent, le mystère de la piété est grand : Dieu est apparu comme un homme, sa justice a été révélée par l’Esprit, il a été vu des anges, proclamé parmi les nations, on a cru en lui dans le monde, il a été élevé dans la gloire » (1 Timothée 3:16). Dans sa lettre à l’Église de Colosses (en Turquie moderne), Paul écrit qu’en Christ « habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9). À une autre église, il écrit : « Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ : lui qui est de condition divine, il n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s’est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains » (Philippiens 2:5-7).

Et comme nous l’avons vu plus haut, Jean, un des disciples de Christ, a écrit : « Au commencement, la Parole existait déjà… et la Parole était Dieu…  Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous » (Jean 1:1, 14).

7- Dieu a t-il cessé d’être Dieu lorsqu’il s’est incarné dans un corps humain ?

Non ! Lorsque Dieu parle à Moïse à travers le buisson ardent, a-t-il cessé d’être Dieu ? Bien sûr que non ! Rien ne peut limiter Dieu. Lorsqu’il s’est révélé dans un corps humain, il n’a pas été limité par cette humanité. Il a continué de régner sur cet univers et d’être ce qu’il a toujours été : Dieu. Mais en Jésus, il est devenu ce qu’il n’était pas auparavant : homme. Soyons clairs : Jésus n’était pas à 50 % Dieu et à 50 % homme. Il est à 100 % Dieu et à 100 % homme, pleinement Dieu et pleinement homme. La Personne divine a revêtu la nature humaine. D’un point de vue humain, il est impossible de percer ce mystère. Nous ne pouvons pas comprendre comment cela s’est passé, mais c’est la réalité, et nous pouvons l’accepter par la foi. Dieu est clairement assez puissant pour ajouter la nature humaine à sa personne, de sorte à unir deux natures en une seule Personne sans cesser d’être Dieu.

Une illustration nous aidera à mieux saisir cette pensée. Prenons l’exemple d’une lampe placée dans une niche en verre. Le verre de cristal va-t-il limiter sa luminosité ? Non ! Au contraire, le verre va diffracter son éclat et la faire briller de plus belle. De même, lorsque Dieu est devenu un homme en la personne de Jésus-Christ, le corps qu’il a revêtu ne l’a pas empêché de continuer d’être le Dieu qu’il a toujours été et restera pour toujours. Jésus dit : « Je suis la lumière du monde. » En la personne de Jésus, Dieu devient ce qu’il n’était pas auparavant, un homme, tout en continuant de resplendir de sa gloire et de gouverner l’univers entier. C’est ainsi qu’il a voulu se révéler de manière encore plus évidente et claire afin que le monde puisse le connaître.

Quelle est ta réponse à ce que Jésus a fait pour toi ?

J’espère que ce que nous avons vu tout au long de cet article t’a permis de saisir ce que la sainte Parole de Dieu veut dire quand elle appelle Jésus « Fils de Dieu ». Et j’espère aussi que tu te rends compte maintenant que les chrétiens ne blasphèment pas contre le Dieu tout-puissant en l’appelant ainsi. Je prie que Dieu qui a tant aimé le monde t’aide à bien comprendre ce sujet essentiel. Dieu désire venir à ton secours, t’affranchir de l’esclavage du péché et te sauver de ses conséquences néfastes. Dieu est tellement touché par la condition de l’homme qu’il est venu sur terre, dans un corps humain, en la personne de Jésus, afin que tu puisses le connaître personnellement et être réconcilié avec lui. Reçois-le maintenant.

Dieu veut que nous nous détournions de nos péchés et que nous recherchions sa miséricorde et son pardon. « Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui » (Ésaïe 55:7). Dieu veut t’aider et t’affranchir de l’esclavage du péché. Il ne veut pas que tu souffres des conséquences du péché. Il t’invite à entrer dans sa famille. Voici ce qu’il te promet : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à tous ceux qui croient en son nom, elle (la Parole) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12).

Dieu nous a tant aimés qu’il est lui-même venu sur terre dans la forme d’un homme afin que nous puissions le connaître personnellement et nous réconcilier avec lui. Veux-tu croire en lui ?

Comment recevoir Jésus comme Seigneur et Sauveur personnel ?

Jésus est incomparable. Il t’invite à venir à lui et à le suivre. Il t’offre son secours pour aujourd’hui et l’espérance pour demain. Son invitation n’est pas pour toujours, il t’invite aujourd’hui. Ne voudrais-tu pas dès à présent répondre « OUI » à cette invitation ?

Si tu tiens à connaître et à suivre Jésus, dis-le-lui. Tu peux recevoir Jésus dans ta vie en t’adressant à lui aujourd’hui au moyen d’une prière sincère. Ouvre-lui ton cœur, reconnais tes péchés et confesse-les-lui. Demande à Dieu de te laver de tous tes péchés par le sang précieux de Jésus versé sur la croix. Dieu pardonne à ceux qui s’humilient ainsi devant lui. Il connaît parfaitement tout ce que tu as sur le cœur, alors il ne sert à rien de lui cacher quoi que ce soit. Reconnais-lui le plein droit de régner sur ta vie et supplie-le de faire de toi la personne qu’il veut que tu sois.

Je t’encourage à prendre la Bible très au sérieux. Ne laisse rien te priver de l’occasion de mettre ta vie en règle avec Dieu.

Tu peux prier ceci (à titre d’exemple) :

« Seigneur Dieu, je confesse que je suis un pécheur. Merci parce que Jésus a pris sur lui le châtiment que je mérite en mourant sur la croix pour mes péchés. Je crois qu’il est ressuscité, car il a vaincu la mort. Je me repens aujourd’hui de tous mes péchés et je mets toute ma confiance en Jésus seul pour mon salut. Au nom de Jésus-Christ, mon Seigneur et Sauveur, j’ai ainsi prié. Amen ! »

Puisque tu as bien compris qui est Jésus et que tu t’es adressé à lui par la prière de manière sincère, Dieu est prêt à t’adopter comme son enfant et à t’accueillir dans sa famille. Jour après jour, il transformera ta vie de manière radicale. La Bible promet : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à tous ceux qui croient en son nom, elle (la Parole) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu… » (Jean 1:12).