« Comment se fait-il que vous chrétiens, vous croyez en un dieu humain qui mange, boit et dort ? Vous devriez avoir honte de vous-mêmes. »

Malheureusement, c’est le message que véhiculent les mosquées et les medias à longueur de journée. Ils font croire aux musulmans que les chrétiens adorent un dieu humain, donc faible et non fiable. Il s’en suit que certains d’entre eux tournent les chrétiens en dérision, et refusent d’aborder le sujet. Par contre, d’autres s’interrogent et acceptent volontiers de discuter des questions spirituelles avec une plus grande ouverture d’esprit. Si tel est votre cas, ce bref entretien vous est destiné. Je vous encourage donc de le lire en entier avant de tirer votre propre conclusion.

1- D’où est-ce que les chrétiens sortent-ils cette expression de Jésus, Fils de Dieu ?

Ce n’est pas un fait pensé ou établi au hasard par un homme. C’est plutôt une affirmation qui émane directement de la Parole de Dieu. Vous serez peut-être surpris de savoir que les chrétiens sont choqués à l’idée selon laquelle Jésus serait le fils biologiquede Dieu. Le terme « Fils de Dieu » ne suppose en aucun cas que Jésus aurait été conçu suite à une relation physique entre Dieu et Marie. Il n’y a rien de plus faux ! Sachez que pour les chrétiens aussi, une telle pensée est répugnante et blasphématoire. La Bible affirme que Jésus fut conçu par la vertu de la seule puissance de Dieu lui-même, et non par une quelconque intervention humaine ou physique. Quand l’ange Gabriel apparut à Marie, il lui dit : «Voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut (Dieu) » (Luc 1:31-32). Trente ans après sa naissance, durant son

ministère terrestre, Jésus dit à un homme : « Crois-tu au Fils de Dieu ? » L’homme répondit: « Qui est-il afin que je croie en lui ? » Et Jésus lui dit : « Tu l’as vu et celui qui te parle, c’est lui » (Jean 9:35-37).

2- Que veut réellement dire cette expression « Fils de Dieu » ?

Il apparaît qu’une conception erronée circule au sujet de la nature de la filiation de Jésus. Ce malentendu procède de la confusion entretenue par deux sens du mot « fils » alors même qu’ils sont bien distincts. En langue arabe, le mot waladsous-entend qu’un fils serait né suite à une union conjugale. Il va de soi que si l’on applique ce terme à la conception et à la naissance de Jésus, il donnera une image fausse complètement éloignée de la vérité. Il doit être évident que le Dieu souverain ne peut en aucun cas s’unir dans une relation charnelle avec un être humain.

Par contre, « ibn » toujours en arabe est le mot utilisé pour désigner le terme « fils » tout au long de la version arabe de la Bible pour exprimer le lien existant entre Jésus et Dieu. C’est ainsi que l’expression « Ibnu-Rab » (Fils de Dieu), loin de suggérer un lien physique quelconque, fait plutôt allusion à des liens spirituels très forts, pour souligner la ressemblance et la parfaite union.

Pensons un instant à l’usage que nous faisons du mot « fils » (ابن). Un jour, j’ai demandé à un ami son pays d’origine. Il m’a répondu : « Je suis un fils de la Tunisie ». Voulait-il me dire que la Tunisie s’est mariée à une femme pour enfanter ? Absolument pas ! Il voulait tout simplement me faire savoir qu’il est Tunisien de la tête aux pieds et qu’il en porte tous les traits caractéristiques. De même, lorsque la Bible affirme que Jésus est le Fils de Dieu, cela veut dire qu’il possède toutes les caractéristiques de Dieu. Ceux qui lisent et parlent arabe peuvent facilement comprendre cette notion : فلان عربي ابن عرب, (ce qui traduit signifie : cet homme est un Arabe né d’Arabe). On parle ainsi pour mettre l’accent sur l’origine arabe de la personne, et pour mettre en avant le fait qu’il soit vraiment un arabe. Donc, quand la Bible dit que Jésus est le Fils de Dieu, elle veut tout simplement dire qu’il est vraiment Dieu. Nous disons aussi, toujours en arabe : فلان ابن عشر سنوات(littéralement : cet enfant est le fils de 10 ans), pour dire qu’il est âgé de 10 ans (ou égal à 10 ans). De la même façon, l’expression Fils de Dieu, appliquée à Jésus, signifie qu’il est égal à Dieu en nature et en essence.

Tu vois, dire que Jésus est le Fils de Dieu, ne doit absolument pas être entendu dans un sens génétique et naturel. Cela ne veut pas dire que Dieu s’est marié à Marie pour donner naissance à Jésus. Dire ou même penser une telle chose est un blasphème. Le sens est beaucoup plus profond que tu ne le penses. Les prophètes Abraham, Isaac, Moïse, David etÉsaïe ont, quant à eux, bien compris le vrai sens de l’expression : « Fils de Dieu ».

Qu’ont dit les prophètes de l’Ancien Testament au sujet de la venue de Jésus-Christ ?

Sept cents ans avant la naissance de Jésus-Christ, le prophète Ésaïe l’annonça en ses termes : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9:5). Ésaïe dit qu’un enfant nous est né, affirmant ainsi l’humanité de Jésus, mais il écrit aussi qu’un fils nous est donné. Jésus est né d’une femme – il est né pour nous, mais sa naissance est d’origine divine – il nous a été donnés.

Le même prophète Ésaïe enchaîne en nous disant que le Fils qui viendra sera appelé :

Admirable (Merveilleux):Ce mot est généralement utilisé en Hébreu pour parler de l’œuvre miraculeuse de Dieu. Un miracle est un acte qui est au-dessus du domaine de l’explication de la pensée humaine. En d’autres termes, c’est un fait qui ne peut être attribué qu’à Dieu.

Conseiller: Comme quoi, toutes ses instructions sont merveilleuses, ses avis extraordinaires, ses recommandations infaillibles, et ses conseils prodigieux. Il est le seul digne d’être écouté. Jésus est la sagesse infinie et parfaite de Dieu. Le Fils promis posera des actes exclusifs qui relèvent du domaine de la puissance divine. Et au cas où nous aurions toujours des doutes, Ésaïe renchérit par un témoignage que Dieu lui-même rend au sujet de Christ, disant : « Cela aussi vient de l’Éternel des armées ; admirable est son conseil et grande est sa sagesse » (Ésaïe 28:29).

Dieu Puissant: Ceci se réfère à la divinité et à l’autorité de l’enfant qui allait naître. C’est à son sujet que l’apôtre Jean dira 780 ans plus tard : « Au commencement était la Parole (Jésus), la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu … Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père » (Jean 1:1,14).

Père Eternel : Littéralement, l’expression veut dire : « Père de l’éternité ». Le règne du Messie promis n’aura point de fin, et son autorité sera comme celle d’un père. En Jésus, nous avons la réalité d’un amour qui ne nous laissera pas tomber.

Prince de Paix : Jésus seul donne la paix, il en est le détenteur exclusif. Il a dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne » (L’Injil, Jean 14:27). La paix qu’il donne réconcilie l’homme à Dieu. Il donne cette paix aux hommes et aux femmes qui placent leur foi en sa personne. Beaucoup dans ce monde, cherchent à faire la paix, mais ce n’est que peine perdue, car la paix a déjà été faite. Dieu n’a pas remis la clé de cette paix aux hommes, il l’a faite lui-même, et tout ce que nous avons à faire, c’est d’y entrer et de la recevoir.

Ainsi, longtemps avant que le petit enfant Jésus ne pousse son premier cri dans une mangeoire à Bethléhem, le prophète avait prédit qu’il serait unique. Un enfant né d’une femme, humain, oui ; et en même temps, Dieu. Demandez à n’importe quel Juif d’avant la naissance de Christ au sujet de la personne qui aurait pu être appelée « Fils de Dieu », il vous répondra sans hésiter : « Seul quelqu’un de divin – égal à Dieu, n’étant autre que Dieu ». Ce n’est pas pour rien que lorsque Jésus a publiquement déclaré qu’il était le Fils de Dieu, les Juifs l’ont accusé de blasphème et ont demandé sa crucifixion.

3- Mais Jésus ne s’est jamais attribué le titre de Fils de Dieu dans la Bible …  

Beaucoup d’amis musulmans me disent cela, mais ce n’est pas vrai. À plusieurs reprises, Jésus a affirmé qu’il est le Fils (unique) de Dieu. Un jour, il demanda à ses disciples : « Qui dites-vous que je suis ? » Une question à laquelle Simon Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Jésus reprenant la parole, lui dit : « Tu es heureux, Simon ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16:15-17). A son arrestation, ses détracteurs religieux lui demandèrent : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » À cela, Jésus répondit : « Vous le dites, je le suis » (Luc 22:70). Ils l’accusèrent aussitôt de blasphème et exigèrent sa crucifixion.

Dans d’autres passages, Jésus s’est adressé à Dieu en l’appelant : « Mon Père » (Abba), prouvant par cela qu’il était bel et bien le Fils (unique) de Dieu. Il a dit : « Mon Père  vous donne le vrai pain du ciel… Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi… La volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:33, 37, 40). Ailleurs, Jésus dira à ses disciples : « Celui qui m’a vu a vu le Père… Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi » (Jean 14:1-11).

Un jour, les Juifs l’interpellèrent et lui demandèrent : « Si tu es le Christ, dis-le nous franchement ».  Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Moi et le Père, nous sommes un. »  Alors les Juifs prirent des pierres pour le lapider. Mais Jésus leur dit : « Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père; pour laquelle me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. » Jésus leur répondit : « N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : vous êtes des dieux ? Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Écriture ne peut-être anéantie, celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : Tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu » (Jean 10:22-36).

4- Qui est donc ce Jésus ? Un prophète ou plus qu’un prophète !

Si Jésus vous posait la question aujourd’hui : « Qui dites-vous que je suis ? », quelle sera votre réponse personnelle ? Peut-être que vous répondriez qu’il est un grand maître, un grand prophète. Jésus a posé la même question à ses disciples : « Qui dit-on que je suis, moi le Fils de l’homme ? » (Matthieu 16:13). Les disciples répondirent : « Les uns disent que tu es Jean Baptiste ; les autres, Elie ; les autres Jérémie, ou l’un des prophètes » (Matthieu 16:14). Aujourd’hui comme hier, il y a de ceux qui ne voient en Jésus qu’un simple enseignant ou un prophète. De nouveau, Jésus demanda à ses disciples : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » (Matthieu 16:15). A cela, l’apôtre Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16:16). Dans les faits, c’est comme si Pierre disait : « C’est vrai que les gens disent que tu es un prophète, mais pour moi, tu es bien plus qu’un prophète. Tu es le Fils de Dieu ! ». La réponse de Jésus à Pierre est de la plus grande importance : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16:17).

Jésus était-il un prophète ? Certainement. N’était-il qu’un simple un prophète ? Non. Pierre ici confesse qu’il est plus qu’un prophète. La Bible fourmille de preuves que Jésus est à la fois Homme et Dieu. Toute sa vie durant, il a prouvé cela par des attributs éternels et des caractéristiques exclusives à Dieu. Lui seul nous révèle la vraie nature de Dieu. Il a parlé et posé des actes uniques à Dieu. Il possède des noms divins. Il peut pardonner les péchés et transformer des vies. Il est Un avec Dieu dans une unité parfaite. Il peut tout faire, il sait toutes choses, il est juste et droit. Il est le seul à être et avoir vécu sans péché. Le Coran témoigne de sa nature sans péché (Sourate dite de Marie 19). Rappelez-vous des nombreux miracles qu’il a accomplis : il a ressuscité des morts, guéri des paralytiques, des aveugles, des muets et purifié des lépreux. Il a chassé des démons, apaisé la tempête, nourri des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons. A la fin, pendant que ses disciples le regardaient, il fut enlevé au ciel du milieu d’eux. Il n’a jamais reproché à ceux qui l’adoraient de le faire, acceptant leur adoration comme quelque chose de tout à fait normal ! N’est-ce pas là des preuves indéniables de sa divinité !

Feu C.S. Lewis, illustre professeur des universités anglaises d’Oxford et de Cambridge, était agnostique et niait la divinité de Christ pendant plusieurs années. Mais, après avoir examiné toutes les preuves irréfutables de la divinité de Christ, par honnêteté intellectuelle, il s’est soumis à Jésus comme son Dieu et son Sauveur. Nous lui devons cette observation : « Vous devez choisir. Soit cet homme était et est le Fils de Dieu, ou alors il s’agit d’un insensé ou quelque chose de pire.Vous pouvez Le considérer comme étant un idiot, vous pouvez Lui cracher dessus et Le tuer comme un démon ; ou vous pouvez vous jeter à Ses pieds et L’appeler Seigneur et Dieu. Mais il serait absurde de Le traiter avec condescendance en disant qu’Il fut un grand maître pour les hommes. Il ne nous a pas donné ce choix. Ce n’était pas son intention. »

5- Mais pourquoi Dieu vint-il dans le monde dans un corps à la ressemblance des hommes ?

Pourquoi Dieu est-il devenu un homme ? A quoi bon ? C’est là une question importante et tout à fait légitime. La réponse est au cœur de la foi chrétienne et pour la connaître, il nous faut retourner à la création originelle, au commencement de toutes choses. Il urge de bien saisir le sens profond de ce qui s’est passé dans le jardin d’Eden.

Dieu avait prévenu Adam et Eve que le jour où ils pécheraient, ils mourront certainement. Eh bien ! Ils n’ont fait aucun cas du commandement de Dieu. Ils ont péché, non par erreur, mais par un acte délibéré de leur part. Eventuellement, leurs corps furent ensevelis plus tard, mais d’une certaine manière, Adam et Eve moururent le jour même de leur révolte contre Dieu. Oui, ils moururent spirituellement. Avant cela, ils avaient marché dans une parfaite communion d’amour avec Dieu, mais une fois qu’ils eurent péché, le péché devint un mur de séparation entre eux et Dieu, leur Créateur. Il s’en suivit un profond gouffre entre eux et Dieu. C’est ce que nous appelons, la mort spirituelle. C’est parce que Adam était déjà spirituellement mort, qu’il mourut aussi physiquement quelques siècles plus tard.  Comme conséquence à ce qui s’est passé dans le jardin d’Eden, c’est en tant que pécheurs, séparés de Dieu et enclins au mal par nature, que nous venons au monde. Dieu est Saint, nous sommes pécheurs et donc éloignés de lui. « Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face, et l’empêchent de vous écouter » (Ésaïe 59:2). Par nature, et à cause de notre désobéissance, nous sommes donc aliénés de Dieu. Même le prophète David fit cette confession : «  Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché » (Le Zabur, Psaume 51:7). De même, l’apôtre Paul dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (L’Injil, Romains 3:23). Chaque homme est pécheur dans son cœur et même s’il arrive qu’une personne pose des actes de piété externe, elle n’échappe pas aux péchés qu’elle commet pour des mobiles inavoués, en paroles ou en pensées.

Le prophète Ésaïe a posé un jour la question suivante : « Comment pouvons-nous être sauvés ? » car dit-il : « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé. Nous sommes tous flétris comme une feuille et nos crimes nous emportent comme le vent » (Ésaïe 64:5-6).

Quelle solution alors ? Existe t-il une porte de sortie ? Beaucoup essaient de combler le vide par leurs propres efforts. Certains pensent qu’ils pourraient regagner la faveur divine par le fait d’être de bonnes gens au moyen de la religion. Ils espèrent que leurs bonnes œuvres équilibreront la balance de leurs péchés, et leur permettront d’entrer au paradis. Mais tout ceci n’est que vanité car nul n’est parfait. Ce n’est pas que leur contribution a « presque mais pas encore » atteint Dieu, non ;  la réalité c’est qu’ils ont lamentablement échoué en ce qui concerne les exigences de Dieu car nous n’atteindrons jamais ses critères de par nos propres efforts. Peu importe combien justes nous cherchons à paraître, nous sommes tous condamnés par la Parole de Dieu qui dit dans l’Injil : « Quiconque observe toute la loi mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous » (Jacques 2:10). Nos péchés ne nous seront jamais pardonnés si nous comptons sur notre propre justice. L’abîme qui nous sépare de Dieu est abyssal et il demeure intact.

La question reste posée ! Quelle est la solution ?

Un jour, j’étais assis dans le calme d’une après-midi lorsque mon attention fut attirée par une longue ligne de fourmis montant et descendant le long d’un mur. Elles essayaient de transporter un grain de blé tout en haut du mur, mais sans succès. Le grain de blé était trop lourd pour elles et la pression de la pesanteur assez élevée. J’eus de la peine pour ces pauvres fourmis, me demandant comment les aider ? Si j’avançais ma main pour saisir la graine, elles pourraient avoir peur, et ce serait le sauve-qui-peut. Je me suis dit alors que la meilleure façon de résoudre leur problème et de leur venir en aide, serait de devenir une d’entre elles, tout en conservant ma force d’homme. Ainsi, je pourrai leur porter secours sans les effrayer.

Nous sommes un peu comme ces fourmis. Nous ne pourrions jamais atteindre Dieu au moyen de nos propres efforts ou par nos bonnes œuvres. La gravité (ou pesanteur) de nos péchés est trop grande et vient à bout de tous nos efforts. Dieu a cependant eu pitié de nous, il est venu dans un corps humain, comme le nôtre (tout en restant Dieu), afin de nous affranchir de la tyrannie du péché. Il vint comme un homme, mais a vécu sans péché, c’est ce qui nous diffère de lui. Nous sommes tous des pécheurs tandis que lui, est sans péché. Qui est en mesure de rétablir la relation brisée entre Dieu et l’homme ? Assurément, le seul qui puisse combler ce vide, ne pourrait être que Celui qui est à la fois Dieu et homme, à savoir Jésus-Christ.

C’est ainsi que lorsque Jésus mourut sur la croix, il est mort comme substitut humain parfait. Il a pris sur lui le châtiment que nous méritons à cause de nos péchés. Il a brisé le mur qui nous séparait de Dieu. Mais comment est-ce qu’un homme peut-il être le substitut d’autant de personnes ? Du moment où Jésus est aussi le Fils de Dieu, son sacrifice est pleinement suffisant pour effacer les péchés de tous ceux qui croient en lui. Pécher contre le Dieu infini, c’est pécher à l’infini, et cela engendre une condamnation éternelle bien méritée. Laissés à nous tout seuls, nous sommes perdus. Seul Jésus, le Fils infini de Dieu, a été en mesure de prendre sur lui cette condamnation éternelle à notre place.

La religion peut-elle me sauver et restaurer ma communion avec Dieu ?

Absolument pas ! Supposons qu’un jour, vous décidiez d’aller à la piscine. Vous vous jetez à l’eau, et là, bonjour les dégâts ! Vous êtes sur le point de vous noyer, et ne pouviez rien faire pour vous sortir d’affaire, car vous ne savez pas nager. Désespéré et impuissant face à la situation, vous criez à plein gosier : « Au secours ! Au secours ! » Quelqu’un vous entend, mais comme aide et conseil, il vous dit : « Tiens bon, arc-boute-toi et cherche à t’en sortir. Allez vas-y mon pote, tu peux le faire ! » Rien de plus étrange à dire à quelqu’un qui se noie. Une deuxième personne arrive et plonge dans les eaux à votre rescousse. Elle nage dans votre direction et au lieu de vous sortir de l’eau, elle vous dit : « Regarde comment je fais, et fais de même. Fais comme moi et tu t’en sortiras ». C’est ridicule n’est-ce pas ! Ce n’est pas le moment pour vous de prendre des cours de natation. La réalité c’est qu’un homme sur le point de se noyer est absolument incapable d’apprendre quoi que ce soit. Puis, arrive une troisième personne. Celle-ci plonge à son tour et vous sort cette fois de la piscine. Tu peux toujours lui résister et te débattre, mais ému de compassion, cette personne est décidée à te sauver de la mort. À laquelle de ces trois seriez vous le plus reconnaissant ? La troisième certainement.

La religion est représentée par les deux premières personnes. Par nature, nous nous noyons dans nos péchés. Nous sommes dans de beaux draps à cause de notre séparation d’avec Dieu. La religion nous dit : « Sauve-toi toi-même. Fais ceci et cela, ne fais pas ceci et cela et tu seras sauvé ». Certains gourous religieux sont pris en exemple, et pour être sauvés, il est demandé à leurs adeptes d’imiter leur style de vie. C’est comme la deuxième personne qui a plongé dans l’eau.

La religion ne peut donc pas nous sauver. Nous sommes désespérés. La Bible dit que nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes. C’est pourquoi, nous avons besoin que quelqu’un plonge dans les eaux profondes et troubles de notre vie, qu’il se saisisse de nous afin de nous sauver de nos péchés. C’est exactement ce que Dieu a fait. Dieu nous dit : « Je connais ta situation, je sais que tu es séparé de moi, je sais que tu es dans une situation sans issue, je sais que tu ne peux t’en sortir, et je sais aussi que te donner des lois, des ordres et des commandements ne peut te sauver, car tu ne peux et tu ne veux pas y obéir. Tu es incapable de les accomplir. Mais voici que je viens à toi pour t’extirper de la tyrannie du péché ». Dieu est ainsi venu dans ce monde en la personne de Jésus-Christ. Celui qui se laisse sauver par Jésus (en confessant sa mort et sa résurrection), reçoit le pardon de ses péchés et Dieu lui accorde la grâce et l’assurance d’une place au ciel.

Dieu a pourvu au moyen qui permet au pécheur de revenir à lui : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu… » (1 Pierre 3:18). En mourant sur la croix, il est mort comme substitut parfait à notre place. Il a pris dans son corps le châtiment que méritent nos péchés. Il nous a fait regagner la faveur de Dieu. Mais est-ce possible qu’un seul homme devienne le substitut de tant d’autres ? Puisque Jésus est aussi le Fils de Dieu, son sacrifice est donc largement suffisant pour couvrir les péchés de tous ceux qui placent leur foi en sa personne. Péché contre Dieu équivaut à pécher à l’infini contre ce même Dieu et cela mérite une punition éternelle. Laissés à nous-mêmes, nous serons perdus pour toujours. Jésus seul, le Fils éternel de Dieu peut parfaitement prendre sur lui ce châtiment éternel à notre place.

6- Où est-ce que la Bible dit que Jésus est Dieu dans un corps humain ?

Jésus est un homme (en chair et en os), mais il est en même temps différent de tous les hommes, étant Dieu manifesté en chair. Bon nombre de versets dans la Parole de Dieu confirment cela, entre autres : Dans sa première lettre à Timothée, l’apôtre Paul écrit : « Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand: Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire » (1 Timothée 3:16). Ecrivant à l’église de Colosses (en Turquie moderne), Paul leur dira qu’en Christ « habite corporellement toute la plénitude de Dieu » (Colossiens 2:9). A une autre église, Paul dira : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal à Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes » (Philippiens 2:5-7).

Et comme dit plus haut, Jean, un des disciples de Christ a écrit : « Au commencement était la Parole, … et la Parole était Dieu… et la Parole a été faite chair et a habité parmi nous » (Jean 1:1, 14).

7- Dieu a t-il cessé d’être Dieu lorsqu’il s’est incarné dans un corps humain ?

Non ! Lorsque Dieu parla à Moïse dans le buisson ardent, a-t-il cessé d’être Dieu ? Bien sûr que non ! Dieu ne peut être limité par quoi que ce soit. Lorsque Dieu s’est révélé dans un corps humain, il n’a pas du tout été limité par cette humanité. Il continua de régner sur cet univers, il continua d’être ce qu’il a toujours été (à savoir Dieu), mais en Jésus, il devint ce qu’il n’était pas auparavant (homme). Cependant, il doit être clair que Jésus n’était pas 50% Dieu et 50% homme. Il est 100% Dieu et 100% homme, pleinement Dieu et pleinement homme. La Personne divine a pris sur elle la nature humaine. Humainement, il serait impossible de percer ce mystère et de comment cela s’est passé, mais le concept est réel et peut être accepté par la foi. Il est clair que Dieu a la puissance d’ajouter à sa personne la nature humaine, et le faire de sorte, à unir deux natures en une seule Personne, sans cesser d’être Dieu.

Une illustration nous aidera à mieux saisir la pensée. Prenons par exemple une lampe et plaçons-la dans une niche en verre. Est-ce que le verre de cristal va limiter sa luminosité ? Non ! Au contraire, de par son reflet éblouissant au contact du verre, celui-ci va briller de plus belle. De même, lorsque Dieu devint un homme en la personne de Jésus-Christ, le corps qu’il a pris, ne l’a pas empêché de continuer d’être Dieu, ce qu’il a toujours été et le restera pour toujours. Jésus dit: «  Je suis la lumière du monde ». Dieu devint ce qu’il n’était pas auparavant en la personne de Jésus, un homme ; tout en continuant de resplendir de sa gloire et de gouverner l’univers entier. C’est ainsi qu’il a voulu se révéler de manière encoreplus évidente et claire afin que le monde puisse le connaître.

Quelle est votre réponse à ce que Jésus a fait pour vous ?

J’espère que tout ce qui a été dit tout le long de cette brochure t’a permis de saisir ce que la Sainte Parole de Dieu voudrait dire en appelant Jésus, « Fils de Dieu ». Et j’espère aussi maintenant que tu te rends compte que les Chrétiens ne blasphèment pas contre le Dieu Tout-puissant en l’appelant ainsi. Je prie que Dieu qui a tant aimé le monde, t’aide à bien comprendre ce sujet combien essentiel. Dieu désire venir à ton secours et t’affranchir de l’esclavage du péché, et te sauver de ses conséquences néfastes. Dieu est si touché par la condition de l’homme qu’il est venu sur terre, dans un corps humain, en la personne de Jésus, afin que tu puisses le connaître personnellement et être réconcilié avec lui. Reçois-le maintenant.

Dieu veut que nous nous détournions de nos péchés et que nous recherchions sa miséricorde et son pardon. « Que le méchant abandonné sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui » (Ésaïe55:7). Dieu veut t’aider et t’affranchir de l’esclavage du péché. Il ne veut pas que tu souffres des conséquences du péché. Il t’invite à entrer dans sa famille. Voici ce qu’il te promet : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à tous ceux qui croient son nom, elle (la Parole) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12).

Dieu nous a tant aimés qu’il est lui-même venu sur terre dans la forme d’un homme afin que nous puissions le connaître personnellement et nous réconcilier avec lui. Voudrais-tu croire en lui ?

Comment recevoir Jésus comme Seigneur et Sauveur personnel ?

Jésus est incomparable. Il t’invite à venir à lui et à le suivre. Il t’offre son secours pour aujourd’hui et l’espérance pour demain. Son invitation n’est pas pour toujours, il t’invite aujourd’hui. Ne voudrais-tu pas dire dès à présent « OUI » à cette invitation ?

Si tu tiens tant à connaître et à suivre Jésus, dis-le-lui. Tu peux recevoir Jésus dans ta vie en t’adressant à lui aujourd’hui au moyen d’une prière sincère. Ouvre-lui ton cœur, reconnais tes péchés et confesse-les-lui. Demande à Dieu de te laver de tous tes péchés par le sang précieux de Jésus versé sur la croix. Dieu pardonne à ceux qui s’humilient ainsi devant lui. Il connaît parfaitement tout ce que tu as sur le cœur, alors, il ne sert à rien de lui cacher quoi que ce soit. Reconnais-lui le plein droit de régner sur ta vie et supplie-le de faire de toi la personne qu’il voudrait que tu sois.

Je t’exhorte à prendre la Bible avec beaucoup de sérieux. Ne laisse rien te priver de l’occasion de mettre ta vie en règle avec Dieu.

Tu  peux ainsi prier (à titre d’exemple) :

« Seigneur Dieu, je confesse que je suis un pécheur. Merci de ce que Jésus a pris sur lui le châtiment que je mérite en mourant sur la croix pour mes péchés. Je crois qu’il ressuscité, car il a vaincu la mort. Je me repens aujourd’hui de tous mes péchés et je mets toute ma confiance en Jésus seul pour mon salut. Au nom de Jésus-Christ, mon Seigneur et Sauveur, j’ai ainsi prié. Amen !»

Puisque tu as bien compris qui est Jésus et que tu t’es adressé à lui par la prière de manière sincère, alors Dieu est prêt à t’adopter comme son enfant et à t’accueillir dans sa famille. Jour après jour, il transformera ta vie de manière radicale. La Bible promet : «Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu...» (Jean 1:12).